Gouttières et descentes

Gouttières et descentes d'eau pluviale

Une gouttière qui déborde ne fait pas de bruit, mais l'eau qu'elle laisse tomber au pied des murs finit par se voir : façade salie, soubassement humide, enduit qui cloque.

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Une gouttière recueille l'eau du toit et l'envoie vers les descentes. Trois matériaux dominent : le PVC, le moins cher, l'aluminium laqué, souvent façonné sur place en un seul tenant, et le zinc, soudé et très durable. En ordre de grandeur, comptez 25 à 50 euros le mètre linéaire posé en PVC, 40 à 80 euros en aluminium et 50 à 100 euros en zinc.

Prix des gouttières selon le matériau
MatériauOrdre de grandeur, pose comprise
PVC25 à 50 € / mètre
Aluminium laqué, posé en continu40 à 80 € / mètre
Zinc50 à 100 € / mètre
CuivreAu-delà de 100 € / mètre

Ordres de grandeur par mètre linéaire de gouttière. Les descentes, la dépose de l'ancienne gouttière et l'échafaudage éventuel s'ajoutent : voir notre page prix des gouttières.

PVC, aluminium, zinc : les différences

  • Le PVC : léger, bon marché, posé par éléments collés ou emboîtés. Il se dilate beaucoup avec la chaleur et devient cassant avec les années au soleil. Un choix raisonnable sur une maison basse et facile d'accès.
  • L'aluminium laqué : souvent façonné sur place par une machine qui produit la gouttière d'un seul tenant, sans raccord sur la longueur, donc sans joint qui fuit. Large choix de teintes, ne rouille pas.
  • Le zinc : le matériau traditionnel des couvreurs, assemblé par soudure. Plus cher à poser, il dure longtemps et se répare. Il prend avec le temps une patine grise.
  • Le cuivre : très durable, réservé aux maisons où l'aspect compte. Il prend une teinte brune puis verte.

Le plan local d'urbanisme ou un secteur protégé peut imposer le matériau ou la teinte en façade : renseignez-vous en mairie si la maison est en centre ancien.

Les signes qu'il faut intervenir

  • Débordement par forte pluie : gouttière bouchée, descente obstruée ou section trop faible pour la surface du toit.
  • Gouttes aux raccords, aux angles ou au départ de la descente : joints ou soudures fatigués.
  • Eau qui stagne dans la gouttière : la pente n'est plus bonne, souvent à cause d'un crochet tordu.
  • Gouttière qui pend ou se décolle du bord du toit, après une tempête ou sous le poids de la neige.
  • Coulures noires sur la façade, sous la gouttière.
  • PVC fendu ou zinc percé : au-delà d'une réparation ponctuelle, le remplacement devient plus logique.

Les règles d'une pose réussie

  • Une pente régulière vers la descente, de quelques millimètres par mètre : assez pour que l'eau s'écoule, pas trop pour qu'elle ne passe pas par-dessus au départ.
  • Des crochets rapprochés, solidement fixés, pour que la gouttière ne fléchisse pas sous la neige ou les feuilles mouillées.
  • La dilatation prévue sur les grandes longueurs en PVC et en zinc, avec des joints ou des pièces de dilatation.
  • Assez de descentes : leur nombre et leur diamètre se calculent selon la surface de toit qu'elles drainent.
  • Une crapaudine, petite grille à l'entrée de chaque descente, pour arrêter les feuilles.
  • Un raccordement en pied de descente vers le réseau pluvial, un puisard ou une cuve de récupération, selon ce qu'autorise votre commune.

Il existe aussi des gouttières posées sur la corniche maçonnée, dites nantaises ou havraises selon les régions : leur remplacement demande un couvreur habitué à ces ouvrages.

Entretenir ses gouttières

Un nettoyage une à deux fois par an, dont un après la chute des feuilles, évite la plupart des débordements. On retire feuilles, mousses tombées du toit et dépôts, on vérifie que l'eau descend librement, puis on contrôle les crochets et les raccords. Une grille pare-feuilles limite les dépôts sous les arbres, mais se nettoie elle aussi.

Si le toit est couvert de mousse, les gouttières se rempliront vite : un démoussage règle souvent le problème à la source. Et une chute d'échelle, même de quelques mètres, peut être grave : au-delà d'un rez-de-chaussée, faites appel à un professionnel équipé.

Réparer ou remplacer ?

Un joint qui fuit, un crochet tordu ou une soudure fendue se réparent pour un coût modeste. Si les fuites se multiplient, que le PVC est devenu cassant ou que le zinc est percé à plusieurs endroits, le remplacement complet revient moins cher sur la durée. Les travaux sur les gouttières d'un logement de plus de 2 ans bénéficient de la TVA à 10 % quand ils sont réalisés par un professionnel. Le détail des coûts et un exemple chiffré sont sur notre page prix des gouttières.

Questions fréquentes

Quel est le prix d'une gouttière au mètre ?
En ordre de grandeur, pose comprise, 25 à 50 euros le mètre linéaire en PVC, 40 à 80 euros en aluminium laqué et 50 à 100 euros en zinc. Le cuivre dépasse 100 euros le mètre. Les descentes, la dépose de l'ancienne gouttière et l'échafaudage s'ajoutent selon les cas.
Quel est le meilleur matériau pour une gouttière ?
Il n'y a pas de meilleur absolu. Le zinc est durable et réparable, l'aluminium posé en continu évite les raccords qui fuient, le PVC est le moins cher mais vieillit moins bien au soleil. Le choix dépend du budget, de l'aspect voulu et des règles d'urbanisme.
Pourquoi ma gouttière déborde-t-elle ?
Le plus souvent, elle est bouchée par des feuilles ou de la mousse, ou la descente est obstruée. Une pente devenue mauvaise, un crochet affaissé ou une section trop petite pour la surface du toit peuvent aussi en être la cause. Commencez par un nettoyage complet.
À quelle fréquence nettoyer ses gouttières ?
Une à deux fois par an, dont une fois après la chute des feuilles en automne. Sous de grands arbres ou sous un toit couvert de mousse, il faut parfois les nettoyer plus souvent. Pensez aussi à vérifier les crapaudines à l'entrée des descentes.
Quelle pente pour une gouttière ?
Quelques millimètres par mètre vers la descente suffisent : on cite souvent de l'ordre de 3 à 5 millimètres par mètre. Une pente trop faible laisse l'eau stagner, une pente trop forte la fait déborder au point bas. Le couvreur l'ajuste en réglant chaque crochet.
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